10 ans, 10 questions, 10 personnes.
Le Service de Médiation pour le Consommateur fête cette année son dixième anniversaire et cela ne passe pas inaperçu. En dix ans, nous avons fait beaucoup. Nous avons écouté, parlé, ri, juré, soupiré, écrit, réécrit, supprimé, réfléchi, reconsidéré, médié et réconcilié. Nous n’avons pas fait et ne faisons pas cela seuls. En cours de route, nous avons établi une relation de confiance avec un grand nombre de personnes et d’organisations. Et nous les laissons maintenant s’exprimer à travers dix questions à dix personnes pour dix ans de SMC.
Aujourd’hui : le Ministre Rob Beenders
1. Pouvez-vous vous présenter brièvement ?
Je m’appelle Rob Beenders, j’ai 46 ans et je suis originaire de Hasselt. Depuis cette année, je suis à nouveau actif en politique. J’ai été membre du Parlement flamand et j’ai également siégé au Sénat pendant un certain temps. Aujourd’hui, je suis de retour en tant que ministre de la protection des consommateurs, de la lutte contre la fraude sociale, des personnes handicapées et de l’égalité des chances.
2. Quel emploi occupiez-vous avant de devenir ministre ?
Avant de devenir ministre, j’étais actif dans le secteur privé au sein d’une entreprise fabriquant des implants auditifs. J’ai perdu l’ouïe il y a six ans, ce qui m’a mis en contact avec les solutions auditives et, depuis lors, j’ai voulu travailler très dur pour aider les enfants en particulier. Avant cela, j’ai été actif en politique en tant qu’échevin, membre du Parlement flamand et brièvement sénateur. Mon passé est donc un mélange de public et de privé.
3. Quelle quantité de café un ministre boit-il en moyenne par jour ?
Je ne sais pas exactement ce que boit un ministre en général. Mais pour ma part, je bois environ une à trois tasse par jour. Au fond, ce n’est pas tant que ça, n’est-ce pas ?
4. Comment s’est déroulée votre première rencontre avec le SMC ?
En fait, je connaissais déjà le service de médiation pour y avoir été moi-même confronté dans une vie antérieure. Je suis un grand adepte des services de médiation, de la médiation, de la concertation et du compromis. J’ai donc été très heureux de travailler avec des médiateurs en tant que ministre et je suis toujours surpris de voir à quel point toutes ces personnes sont positives. Ils sont confrontés à de nombreux problèmes, mais ils restent positifs. C’est une leçon pour beaucoup.
5. Pensez-vous que la médiation est suffisamment visible en Belgique ?
Je pense que la médiation devrait être beaucoup plus visible. Beaucoup de gens pensent qu’ils doivent foncer tête baissée pour s’attaquer à un problème et le résoudre. Beaucoup trop peu de gens pensent à la médiation. Je pense que la médiation peut aider beaucoup de gens. Nous devrions donc nous concentrer davantage sur ce point et ne pas penser trop rapidement à un cadre juridique ou aux tribunaux, mais plus souvent à la consultation et à une bonne conversation.
6. Quelles sont les plaintes des consommateurs qui vous préoccupent le plus ?
Les problèmes liés à la construction me préoccupent vraiment. D’autant plus que les conséquences sont immédiatement dramatiques. Dès que quelqu’un a des problèmes avec un entrepreneur malhonnête ou un cow-boy qui s’enfuit avec de fortes avances, les gens sont au pied du mur. Souvent, ils ont investi tout leur argent et se retrouvent face à un problème qu’ils ne peuvent résoudre qu’au prix d’une procédure judiciaire coûteuse. Ce genre d’histoires peut donc vraiment m’empêcher de dormir.
7. Quel est le meilleur aspect de votre travail ?
C’est peut-être le fait que les gens décrochent désormais immédiatement le téléphone lorsque je les appelle. Il ne s’agit pas seulement de contacts professionnels, mais aussi de ma famille et de mes amis. Avant, c’était beaucoup plus difficile que maintenant que je suis ministre ! Il est vraiment rare que quelqu’un ne décroche pas le téléphone.
8. Quels services de médiation pourraient être ajoutés pour améliorer le paysage de la médiation belge ?
Je pense qu’il pourrait y avoir un service de médiation dans le secteur de la construction. Je pense que c’est essentiel. Bien qu’il s’agisse d’une question très complexe, il est temps de prendre des mesures. Les Belges en ont vraiment besoin. Nous écouterons toutes les parties concernées, mais il faut vraiment que cela se fasse maintenant.
9. Quel est votre plaisir musical coupable pour déstresser ?
De la musique « Schlager ». Comme j’avais presque complètement perdu l’ouïe, le médecin m’a dit que je devais l’entraîner à l’aide d’un implant. Je devais alors le faire avec de la musique de schlager, parce que le cerveau qui avait l’habitude d’entraîner mon audition normale la reconnaîtrait plus facilement. Alors maintenant, j’écoute beaucoup Christoff !
À part ça, je n’aime pas trop la musique parce que mon ouïe ne me le permet pas.
Par contre, j’écoute beaucoup de podcasts ! Ce qui est facile, c’est que je peux écouter à travers mon implant sans que personne ne le voie. Je peux l’écouter depuis mon téléphone vers mon implant et personne ne le remarque. Jusqu’à la fin de cet article en tout cas, haha!
10. Que souhaitez-vous au SMC pour les 10 prochaines années ?
Je vous souhaite le même enthousiasme que celui que j’ai connu au cours des trois premiers mois de mon mandat. Je vous souhaite aussi beaucoup de soutien, mais j’entends beaucoup de positivité, donc il n’en manquera probablement pas.
Beaucoup d’ardeur à la tâche aussi et, enfin, au moins autant de réussites. Parce qu’un succès vous redonne de l’énergie pour le dossier suivant.
Bref, beaucoup de succès, beaucoup de soutien et beaucoup de bonne humeur !


